Gérer une blessure et le retour à l'entraînement (1ère partie): souffrir pour guérir

Vous êtes tombé à vélo et vous êtes cassé le poignet. Ou alors votre épaule s'est disloquée lors de votre partie de squash. Peut-être encore est-ce votre dos qui s'est barré en vous penchant pour enfiler vos souliers. Bref: ayoye maudit.

Que s'est-il passé pour que vous vous trouviez dans cette fâcheuse position et quel message votre corps vous envoie-t-il en vous faisant souffrir le martyr?


Anatomie d’une blessure


Le corps est une machine fantastique (I’m in love). Il est génétiquement programmé pour remplir l’ultime fonction d’assurer votre survie, ce qu’il fait au moyen de mécanismes de défense variés, dont celui de réparer les dommages causés à ses structures internes.


Les blessures sportives (et non-sportives) comme celles énumérées en entête sont, plus souvent qu’autrement, associées aux causes suivantes:


  • Un trop grand choc transmis aux structures anatomiques, les rendant incapables de demeurer intactes sous un stress soudain de grande envergure. Pensez par exemple au poignet cassé au moment d’une chute à vélo, l’impact violent ayant créé une rupture des os (fracture). Un autre exemple est celui de la dislocation de l’épaule engendré par l’incapacité des muscles et des ligaments stabilisateurs d'empêcher son déplacement antérieur. Les ligaments sont instantanément étirés à l’extrême et les muscles subissent d’importantes déchirures.

  • Second facteur pouvant aboutir à une blessure: un débalancement musculaire créant un alignement inefficace des segments corporels. Insérons ici la fameuse notion de posture. Les positions et mouvements quotidiens que nous adoptons à répétition déséquilibrent le corps (si on ne l'entraîne pas en conséquence) qui se retrouve à tenter de compenser son mauvais alignement en forçant de manière non-optimale (ce qui se produit le plus souvent à des moments vraiment niaiseux, comme en se penchant pour enfiler ses souliers par exemple). Un faux mouvement et crac! game over mon ami.


Votre douleur vous parle


J'aime à dire que votre corps a «son propre cerveau», un cerveau différent de celui qui s'occupe de votre conscience. De celui qui raisonne et dit: «Oui, oui elle est correcte, mon épaule! Je peux faire mon tournoi en fin de semaine. Ce qui ne tue pas rend plus fort, right?»


Ah! Le bon vieux raisonnement du sportif indestructible et déterminé. Ce cerveau-là, si le corps l'avait écouté, ça n'aurait jamais fait une humanité bien bien forte sur ses deux pattes.


Le cerveau «de votre corps» serait alors celui qui s'occupe de vous garder bien vivant et en bon état. Dans un cas de blessure, il indique à votre système immunitaire de se mettre en branle pour vous guérir.

Oui: vous avez un médecin-chirurgien à l'intérieur de vous (et n'avez même pas eu besoin de diplôme).


La douleur que vous ressentez n'est pas à prendre à la légère. C'est votre système nerveux qui sonne l'alarme et vous prévient d'éviter de bouger ou de vous positionner d'une certaine façon le temps que votre médecin-chirurgien répare les structures endommagées.


Et s'il y a une chose que je retiens de Grey's Anatomy, c'est qu'on ne dérange pas un chirurgien à l'ouvrage. Oh non, chief.


Vous avez mal pour comprendre que vous devez soit arrêter, soit modifier vos activités au risque d'empirer la situation ou de l'endurer pendant encore longtemps.


Si vous avez une blessure récurrente ou qui tarde à guérir malgré les bons traitements d’une longue liste de spécialistes, je vous parie que la kinésiologie a ses petits secrets pour vous venir en aide.


Soyez brillant dans la gestion de votre blessure en écoutant votre corps. Bien qu’on essaie de se convaincre du contraire, prendre plus de repos et diminuer l' intensité d'entraînement accélèrera votre retour à la normale et surtout, minimisera le risque de récidive!

Source photo: tuxboard.com

© 2020 Isabelle St-Jean Kinésiologie