Solution-coureur: renforcer ses chevilles et éliminer les périostites

Dans toutes mes années de volleyball, jai vu plus d'une cheville se retourner. Mouvements latéraux soudains, atterrissage au filet, mêlée de pieds en mi-terrain... c'était un miracle si la moitié de l'équipe ne portait pas de chevillère. C'est un des revers de la pratique intensive des sports que nous adorons: ils viennent assurément avec de l'usure, et parfois même avec des blessures à répétition pour les plus malchanceux.


La saison des courses est bien entamée (ou peut-être êtes-vous de ceux qui avez couru tout l'hiver?) et j'avais envie de vous parler d'une blessure chronique qui affecte particulièrement les coureurs: l'inflammation du périoste, ou périostite.


Si vous ressentez ou avez ressenti des douleurs pointues le long des tibias et ce, de façon récurrente, vous êtes probablement familier avec le phénomène des périostites. Il s'agit d'une inflammation de la couche de tissu conjonctif (le périoste) entourant l'os du tibia causée par une surutilisation des muscles y étant attachés (en rose et bleu sur l'image), créant ainsi une tension trop importante et constante sur le dit tissu. Le périoste se distançant du tibia provoque une douleur aiguë.

C'est comme si vous aviez vos cheveux en couette pendant une semaine. À la longue, vous auriez mal au cuir chevelu sur lequel on aurait tiré pendant trop longtemps.


Bon... c'est PRESQUE ça. ;)


Le fait est que les muscles de vos mollets, à force de se contracter fortement plusieurs fois par semaine pendant des heures, tirent sur le périoste qui n'aime pas être séparé de son os.


Résultat: vous peinez à courir avec cette douleur poignante au devant des jambes.

La solution aux périostites est évidemment de les faire traiter auprès d'un physiothérapeute. Par contre, une bonne façon d'y voir d'avance est de veiller à traiter vous-même vos muscles trop tendus en les massant profondément, avant et après l'entraînement, pour éliminer le plus possible les tensions créées par l'effort de votre sport. Assurez-vous aussi d'appliquer de la glace sur les points de douleur en fin d'entraînement pour réduire l'inflammation.


Mais surtout...


Que vous ressentiez des douleurs aux tibias ou pas, l'étape primordiale à intégrer dès maintenant à vos entraînements est de bien échauffer vos mollets au moyen de mouvements dynamiques engendrant une contraction sous-maximale. Autrement dit, préparer vos muscles à l'action par de petites contractions au lieu d'y aller à froid pour de longues distances ou trop soudainement d'une contraction importante.


La vidéo qui suit vous donne la marche à suivre.


La séquence, répétée à tous les jours, agira à titre préventif de sorte à diminuer l'incidence et l'intensité des périostites. Pour ceux d'entre vous ayant une faiblesse aux chevilles, la phase 1 s'adresse à vous. ADIEU LES CHEVILLÈRES!



© 2020 Isabelle St-Jean Kinésiologie